Depuis quelque temps, mon site assurait le service minimum : quelques liens, deux ou trois articles et une poignée de projets. Pour être tout à fait franc, j’avais aussi levé le pied. Depuis le mois de juillet, une forme de démotivation s'était installée, et le site ne racontait plus grand-chose de ce que je fais réellement aujourd’hui.
D’un côté, ce que je construis ; de l’autre, ce que j’écris. Et au milieu, cette friction permanente où le moindre ajustement imposait d’aller trifouiller directement dans le code source. Quand la lassitude s’en mêle, le moindre grain de sable technique suffit à bloquer l'envie de publier. Il fallait donc changer les choses en profondeur pour repartir sur de bonnes bases.
Hier, j’ai tout remis à plat. Pas pour empiler de nouvelles couches techniques, mais pour casser cette inertie, rendre cet endroit plus vivant, plus juste, et surtout beaucoup plus simple à faire évoluer au quotidien.
Un portfolio qui respire enfin
La page d’accueil garde sa sobriété : une courte présentation, des projets choisis, quelques lectures. En revanche, sa philosophie change complètement. Ce n’est plus une carte de visite figée dans le marbre, mais une vraie page personnelle.
Désormais, tout est administrable sans toucher à un seul fichier : les textes, les nuances de couleurs, les titres des sections ou l’ordre des éléments. Même les raccourcis sous ma bio sont devenus dynamiques, capables d’afficher l’icône et le lien appropriés pour GitHub, X, Discord ou le flux RSS. C’est le genre de détail discret qui fait toute la différence : le site finit par ressembler à son propriétaire plutôt qu’à un template statique.
Raconter les projets au lieu de les lister
Finie la liste bricolée à la main. Les projets disposent désormais d’une vraie structure dans l’administration, avec leur statut, leur catégorie, leurs visuels et leur couleur dédiée.
L’objectif n’a jamais été de monter une vitrine figée ou aseptisée. Je préfère documenter un projet tant qu’il est actif, le ranger en coulisses quand le souffle retombe, et le ressortir des mois plus tard si l’envie me reprend. Un portfolio doit épouser le rythme du travail réel, pas l’inverse.
Articles de fond et notes de carnet
Côté blog, l’approche s’assouplit. Les longs papiers d’analyse gardent toute leur place, mais le flux s’ouvre désormais à des formats plus spontanés : une note technique prise sur le vif, un retour d’expérience rapide ou une réflexion qui mérite d’exister ailleurs que dans une énième note perdue sur mon Mac.
Ces deux rythmes cohabitent naturellement. L’un décortique un sujet en profondeur ; l’autre capture une idée à chaud, avec la franchise d’une page de carnet. C’est exactement cette liberté d’écriture qui me manquait pour retrouver l'envie d'écrire ici.
Une technique invisible mais solide
Sous le capot, l’architecture ne change pas de cap : Laravel, Blade, Vite et MariaDB. C’est un ensemble que j’apprécie pour sa clarté et sa franchise. Tout est rendu côté serveur, l’administration colle au plus près de la donnée, sans usine à gaz inutile simplement pour poser quelques paragraphes.
J’en ai profité pour consolider les fondations : SEO propre, métadonnées de partage soignées, flux RSS, affichage mobile aux petits oignons et gestion native des brouillons ou des publications planifiées. Rien de spectaculaire à l’œil nu, mais c’est ce qui garantit qu’un outil tient la route sur la durée.
La suite s’écrit maintenant
Une refonte ne se termine jamais vraiment ; elle s’arrête au moment précis où l’outil redevient utilisable sans friction. C’est tout ce que je cherchais : un espace qui ne réclame pas une session de dev à chaque fois que je veux publier une idée ou changer une virgule.
Le terrain est propre, fluide et disponible. Il ne reste plus qu’à le faire vivre.